Commencer l'agility sans club : par où démarrer
Vous n'avez pas besoin d'un terrain, ni d'obstacles, ni même d'un club pour commencer. Presque tout ce qui décide de la réussite d'un chien d'agility se construit dans un salon et un jardin, avant de toucher le premier obstacle. Et c'est plutôt u
Ce qu'on croit devoir apprendre, et ce qui compte vraiment
Quand on débute, on pense à la passerelle, au slalom, à la balançoire. Ce sont les choses visibles.
Mais un chien qui rate ses zones, qui tourne large ou qui ralentit en concours a presque toujours un problème plus en amont : il ne sait pas ce qu'il gagne à travailler, il ne sait pas où sont ses pattes arrière, ou il ne peut pas vous écouter quand il y a du monde. Aucun de ces trois problèmes ne se règle sur un obstacle.
Le matériel, pour de vrai
- des croquettes et deux ou trois friandises de valeurs différentes ;
- un tug, une balle, un jouet qui couine ;
- un clicker à trois euros — ou un mot court ;
- un livre épais ;
- trois manches à balai ;
- deux chaises ou un carton ;
- une gamelle et quelques cônes.
C'est tout. Rien de ce qui suit ne demande d'acheter du matériel d'agility.
L'ordre dans lequel construire
L'ordre n'est pas décoratif : chaque étape rend la suivante possible.
- Ce qui motive vraiment votre chien — et le vérifier dehors, pas seulement au salon. La hiérarchie change selon le lieu, et c'est dehors que vous en aurez besoin.
- Le jeu, et le lâcher — la seule récompense qui se donne en mouvement, sans casser l'élan. (en savoir plus)
- Le marqueur — pouvoir dire « c'est ça » à l'instant exact. Sans lui, tout le reste est approximatif. (en savoir plus)
- La conscience des pattes arrière — un chien conduit son avant-main et laisse l'arrière suivre. Ça s'apprend, avec un livre épais.
- Les cavaletti — la foulée et l'équilibre, sans le moindre impact articulaire. (en savoir plus)
- Le reculé et le pivot — un chien qui sait se replacer tout seul. (en savoir plus)
- Le focus malgré les distractions — la première étape qui sort de la maison. (en savoir plus)
- Rester en place — ce qui vous fait gagner ou perdre du temps sur une ligne de départ. (en savoir plus)
- Le rappel qui interrompt une course — pas le rappel de salon. (en savoir plus)
- Envoyer le chien loin de soi — tout le reste le rapproche ; là on fait l'inverse, et c'est difficile pour les deux.
- Relier l'aller et le retour — en un seul mouvement fluide.
- Suivre la main — donner à votre main plus de valeur qu'à tout ce qui est autour.
Et l'âge ?
Aucune de ces douze étapes ne demande de sauter. Toutes sont accessibles à un chiot dès son arrivée à la maison — c'est même la meilleure période : vous construisez le chien de sport pendant que son corps se construit.
Les repères d'âge, les deux règles de hauteur et ce qu'il faut éviter avant la fin de la croissance sont détaillés dans à quel âge commencer l'agility avec son chien.
Faut-il un club, alors ?
Oui, à un moment — pour les obstacles, pour l'ambiance de travail, et parce qu'un regard extérieur voit ce que vous ne voyez pas. Mais arriver au club avec ces bases déjà en place change complètement ce que vous y ferez. Vous y travaillerez l'agility, au lieu d'y réparer des fondations manquantes.
Et si vous pratiquez déjà en extérieur l'été, lisez la tribune de Pauline Mignot sur le sport canin et la canicule.
Pour aller plus loin
Ces douze étapes, plus une sur l'âge du chien, forment Les Fondations — la classe que je mets à disposition gratuitement. Chacune a son exercice détaillé et son critère précis, qui dit si c'est acquis ou s'il faut encore travailler.
Voir la classe Les Fondations — gratuite
Pour aller plus loin
Ce conseil est un extrait de la méthode Speed Link Dog. La classe Les Fondations reprend ce travail étape par étape, avec les vidéos et les critères de réussite.
